dimanche 8 novembre 2009

"Gagner la Guerre" par Jean-Philippe Jaworski

"Gagner la Guerre" de Jean-Philippe Jaworski : voilà ce que l'on trouvera au menu de ce nouvel épisode de Fantasy au Petit-Déjeuner.
Auteur publié aux Moutons Electriques, Jean-Philippe Jaworski c'était déjà fait un nom lors de la sortie de son précédent titre : "Janua Vera", un recueil de nouvelles couronné par le Prix du Cafard Cosmique, où l'on pouvait pour la première fois croiser Don Benvenuto, le héros du livre chroniqué aujourd'hui.
Salué par la critique, ovationné par de nombreux bloggeurs (n'est-ce pas Steve ?), détenteur du prix des Imaginales, "Gagner la Guerre" a, de peu, failli recevoir le dernier prix des Utopiales, le week-end dernier. Dans ces conditions, il était normal que votre consciencieux chroniqueur fasse son travail et se penche sur cette œuvre ambitieuse.
Alors, Don Benvenuto plus fort que Mattias Tannhauser ?



Quelque chose me dit que les commentaires vont pleuvoir ce coup-ci ! O joie !
Bonne lecture et à dans quinze jours. Salvek

23 commentaires:

El Jc a dit…

J'ai pris mon Salvek ce matin et comme de coutume ce lundi sera un peu moins terne et laborieux que ceux ou j'en suis privé. En reconduisant mon ordonnance pour une année, mon médecin me l'a d'ailleurs confirmé : "Le Salvek est remboursé par la sécurité sociale et devrais bientôt être reconnu d'utilité publique".

Tu es un petit cachotier, le retournement de la chronique est bien amené. Je m'attendais à ce que tu fasses le parallèle avec notre ami Lamora. Deux canailles de Fantasy dans une Venise imaginaire, pensez donc. Même si je l'ai bien compris le style de Lynch n'est pas celui de Jaworski. "Gagner la guerre" ne cesse de prendre la poussière sur l'une de mes étagères. Il faudra bien que je succombes un jour ou l'autre. Tu évoquais les Utopiales. Bonne idée que de lire un petit passage de l'ouvrage dnas la vidéo. Sans doute quelque chose que tu pourrais proposer plus régulièrement.

Je te recommande fortement "Le déchronologue" de Stéphane Beauverger qui viens d'emporter le grand prix de l'Imaginaire. Toi qui aime les ambiances de flibuste tu devrais passé un vrai et grand moment de bonheur.

Bonne semaine à toutes et à tous.

SBM a dit…

Je n'aime pas Céline non plus (nous sommes deux !), mais j'ai beaucoup aimé ce livre (et je lis des romans historiques qui m'enchantent !). Pas vu de Céline ici, mais un style tout à fait surprenant, prenant, bref, fascinant. Le personnage, les descriptions, l'histoire, tout m'a plu et surprise. Ça fait du bien, ça nous change de la big commercial fantasy que pour ma part, je n'aime pas.
Et précision, Jaworski n'a rien ramené des Utopiales comme tu le dis dans la vidéo, c'est Beauverger qui a tout raflé côté français. Alors comme El Jc, je ne peux que te conseiller "Le déchronologue".

anonyme a dit…

51ème épisode!!!....pas 41ème! Ehh oui même notre cher Salvek s'emmêle parfois un peu les pinceaux hihi. Mais bon on a fêté l'anniversaire la semaine dernière quand même...

arutha a dit…

Ce que j'apprécie dans une critique et ce que je m'efforce de faire moi-même et ce que tu as parfaitement réussi ici, c'est de donner des raisons les plus objectives possibles pour lesquelles on a aimé ou pas un livre.
Je peux donc me faire a priori une idée assez précise de l'intérêt que ce roman va susciter en moi. Et je pense qu'il va sans doute me plaire. Je n'ai lu de l'auteur que Janua Vera et j'ai pu apprécier son style incomparable. De fait, dans ce recueil de nouvelles, il utilise un style différent à chaque fois. Je ne suis donc pas étonné du style de ce Gagner la guerre.
Quant à l'allusion aux romans historiques, je la comprends et moi aussi j'en lis et avec plaisir, ce qui ne m'empêche pas d'apprécier quelqu'un comme Guy Gavriel Kay qui, somme toute, fait lui aussi du pseudo historique.
Encore une fois, je suis content d'entendre un son de cloche un peu différent des autres et j'attends la sortie en poche pour me faire ma propre idée.
Ne change rien Salvek.

Anonyme a dit…

Bonjour Ô grand Salvek C'est avec joie que je constate que tu te portes bien ! Bon je dois te dire que j'ai vu cet épisode et je n'ai pas été si surpris que cela de ne pas te voir accrocher a l'histoire car comme moi tu aimes le rythme et l'action ! bon ! une petite erreur c'est en effet le 51é épisode et non le 41é mais je ne t'en tiendrai pas rigueur.
Pour avoir lu beaucoup de romans historiques je dois te dire que je suis blazé et que maintenant comme toi je reviens a l'âge de 12 ans et je me consacre a la fantaisy.
Ce livre ne m'a pas parru extra et rien que le style d'ecriture genre recette de cuisine ironique me soule un peu je dois te dire...
C'est pourquoi c'est un des rares romans qui ne me donnent pas envie et oui !
Je trouve souvent ce genre d'écriture lourde sans interet et comme dis plus haut j'aime mieux quand sa bouge et quand sa péte !
Voila donc ce nouvel épisode malgrés son présentateur ô combien disert n'a pas réussi a me convaincre je passe donc sur ce livre.
Je voulais te demander si tu connaissais le cycle Arthur de Kevin Crossley Holland?
En effet c'est un roman qui mélange l'histoire épique du roi Arthur a une ambiance spécifique et typiquement fantaisy. Cependant les repères géographiques restent les nôtres. Je ne saurais trop te le conseiller il m'a fait vibrer il y a quelques années et peut être qu'il pourrait te plaire. C'était l'occasion d'en parler avec cet épisode !
Voila !
MErci pour cet exellent épisode ( comme toujours ! ) et vivement le prochain comme on dit.
Porte toi bien et bonne quinzaine.
Amitiés

GUIBON

Efelle a dit…

Chronique sympathique et bien menée même si mon avis est le contraire du tien...
Je trouve chez Jaworski tout ce qui me manque chez Gemmell ou Eddings : du style, de l'originalité, des lieux et personnages élaborés, une histoire intéressante...
Bref Gagner la guerre est tout ce que j'attends en Fantasy.

Quoi qu'il en soit félicitations pour cette chronique qui m'a redonné envie de plonger dans Gagner la Guerre.

Anonyme a dit…

Pour ma part, j'ai trouvé ce livre super, et très bien écrit. Le langage qu'utilise Benvenuto rend le personnage encore plus charismatique. Il est vrai que lorsqu'il revient à Cuidalia, il y a un temps mort où on ne sait pas trop où l'histoire nous emmène mais c'est à ce moment-là que l'on comprend les intrigues politiques.
Alors pour ceux qui ne l'on pas encore lu, je dirais comme Salvek: réfléchissez avant de l'acheter car le style ne peut pas plaire à tout le monde.
Et enfin, pour Salvek, encore une chronique excellente où j'ai noté que tu restes très objectif sur le fait que ce livre est bien mais qu'il ne t'a pas plu outre mesure.

Oldimir

Steve a dit…

Ah oui très bonne critique qui n'a pas honte de sa subjectivité tout en soulevant bien les différentes facettes de ce roman : j'ai adoré pour les raisons que tu n'a pas aimé. Il faut effectivement que cet auteur passe au roman historique, la fantasy sera rapidement un cadre trop étroit pour lui. Quand à "La religion",c'est d'un ennui ;-)

Steve ex-futur bloggeur

Salvek a dit…

Réponse tardive comme d'habitude !

@Jc : Pour la remboursement par la sécu, tu fais bien de m'y faire penser ! Je vais donc de ce pas en parler à Mme Bachelot. Mais merci pour ces propos toujours aussi élogieux. En tout cas, il est certain que Don Benvenuto à quelque chose de Locke Lamora qui pourrait te séduire. Quant au Beauverger, j'en prends bonne note.

@SBM, Efelle, Arutha et Oldimir : Je suis heureux que mon objectivité parvienne à satisfaire l'exigence de mes fidèles auditeurs. Comme quoi, on peut ne pas aimer les mêmes livres mais restez bons amis, non ? Et en un sens, "Gagner la Guerre" avait tout et a tout pour me plaire. Si ce n'était le style, j'aurais sans peine succombé vu que des auteurs comme G.G.Kay font parti de mes références. Qui sait, peut-être un jour, quand je serais enfin devenu un lecteur mature et adulte, reprendrais-je "Gagner la Guerre" pour en apprécier toute la grandeur ? Néanmoins, merci de ne pas m'avoir mis au pilori.

@Guibon. Ton enthousiasme fait toujours aussi plaisir à voir ! Quant à tes goûts, il ne sont pas si éloignés des miens. C'est pourquoi nous aimons Gemmell et que tu aimeras sûrement "Hunger Games". Sinon, j'ai en effet entendu parler de ce "Arthur" mais en revanche je ne l'ai jamais lu. Peut-être une prochaine fois ?

@Steve. Si Jaworski s'attelle un jour au roman historique, tu peux être sûr que j'en serais le premier lecteur. Cela risque de casser la baraque. Sinon quand tu associes "La Religion" au terme ennui, j'y vois un très bel oxymore ! ;) Usque ad Finem !!!!!!

Julien Vanderhaeghen a dit…

Là tu m'as donné envie de pousser plus loin. Avec ce que j'en lis ici et là, j'espère que Père Noël pensera à moi pour cette fin d'année. Un bon pavé et un petit budget...

Eldar a dit…

Ca veut dire que la Fantasy n'est pas de la "vraie littérature" comme tu dis ???
Pour un amateur de fantasy, je trouve ça assez choquant.
Ce livre, bien que je ne l'ai pas lu et s'il est doté d'un style relevé, apporte donc à la Fantasy ce qui, à mon sens, lui manque.

Salvek a dit…

Eldar, le merveilleux est une littérature de "genre", désolé de te l'apprendre. Et par "genre", je n'entends par être insultant ou méprisant envers ces oeuvres que j'aime et respecte (sinon je ne ferai pas ce site).
Mais la Fantasy n'a qu'une vocation : parler au cœur du lecteur, l'éblouir et l'entraîner dans des aventures mémorables. Le style c'est bien mais en merveilleux c'est quasiment une option. Ce qui est complètement à l'opposé de la "Vraie Littérature" où tout repose sur la puissance stylistique d'un auteur.
Que l'on soit amateur de SF, de polars ou d'Anna Gavalda, ne retire rien au fait que ces livres ne jouent pas dans la même cour qu'un Philip Roth ou un Marie Ndiaye. Le but littéraire n'est tout simplement pas le même.
Mon choix de mots était peut-être malheureux (parlons donc plutôt de "littérature générale") et j'en suis désolé.
L'idée était de mettre à bas ce sentiment d'infériorité qui pousse certains auteurs (français) de Fantasy à ne pas assumer la fonction "divertissement" de leur livre et à noyer l'ensemble sous une avalanche stylistique. Quand on a le talent d'écriture de Jaworski, il faut un jour avoir le courage de s'épanouir stylistiquement en s'attaquant à la "Littérature Générale".
Et puis on a le droit de dire que la Fantasy n'est peut-être pas ce qui ce fait de mieux, littérairement parlant, mais que malgré tout ON ADORE CA et que l'on en redemande à chaque fois.
La Fantasy n'est peut-être pas de la vraie littérature, ne rentrera peut-être pas tout de suite au Panthéon, mais on s'en fout et c'est justement parce qu'elle est différente de ce que le monde intellectuel a érigé en modèle littéraire qu'on l'aime tant.
Etre de la "fausse" littérature, c'est peut-être le plus beau pied de nez qu'y soit, cher Eldar.

Nicolas a dit…

J'avais essayé ce roman mais il m'est complètement tombé des mains. Bon, déjà c'est un pavé, on a du mal à entrer dans cet univers et j'ai trouvé que ça se prenait trop au sérieux. Pas ma tasse thé...

DAMOUSSE a dit…

Bonjour à tous !

D'abord félicitation c'est un très bon blog, et utile pour une fois ... dommage qu'il n'y a pas plus de mise à jour, mais bon j'imagine que tu as une vie en dehors ça !

Concernant "Gagner la Guerre" j'ai hésité avant de me lancer dans ce pavé de près de 700 pages (recto/verso ça fait lourd...) surtout en raison de ta critique.

Finalement j'ai adoré : comme d'hab passé les 50 premières pages (le temps de s'habituer au style) pour moi cela n'a été que bohneur. Impossible de reprendre une vie normale entre les différentes lectures ... une histoire compliquée, un style original et très fouillé, un humour irrestible, des persos charismatiques ! Bref un must.

A+
Damousse

Philomore a dit…

Bonjour.
Bien que ce blog soit à l'origine de plusieurs agréables découvertes, je trouve que cette critique va un peu vite en besogne.

Le style Audiard-Céline si décrié, pour commencer, ne s'applique qu'à la première moitié du livre ( i.e., avant le départ de Ciudalia ). Le passage de Bourg-Preux, et le retour passent au contraire par des ambiances très différentes, et prennent à contrepied la première partie certes assez monolithique. Relire notamment les scènes sur la route du retour de Bourg-Preux, stylistiquement magnifique.
Alors le style, dans le merveilleux, "une option" ? Misère... Il me semble que pour une littérature qui prétend justement parler au cœur du lecteur, la puissance stylistique est un atout majeur, voir même incontournable, car c'est par le jeu du langage que l'auteur s'adresse au lecteur. Là évidement, il faut citer une œuvre majeure, voir monumentale de la fantasy française : La Horde du contrevent d'Alain Damasio ( prix 2006 des utopiales ), où l'effort, la particularité et la beauté du style sont poussés à un point rarement vu, même en littérature dite "générale". La fantasy, et l'imaginaire en général, est une littérature qui invente des concepts et des mondes. Comment mieux les rendre vivant que par le style ?
Il y a le potentiel d'un auteur de littérature "générale" chez Jaworski, je n'en disconvient pas, mais justement, il y plus qu'un simple démon de la fantasy dans Gagner la guerre et Janua Vera, mais bien une intention littéraire, et il me semble salutaire que des auteurs comme Jaworski, Damasio ou Beauverger ( pour ne citer que des auteurs français ) affrontent et démontent la hiérarchie existante entre littérature générale et littérature de l'imaginaire, en montrant qu'il existe dans la fantasy un potentiel de Littérature avec un grand L.
De là, reléguer Gagner la Guerre à un simple roman historique mâtiné de fantastique me parrait complètement abusif. Au contraire, c'est l'influence multiple de l'histoire ( et d'une période fascinante comme la renaissance ), du jeu de rôle, de la fantasy classique, mais aussi d'auteurs comme Gracq ou Giono ( influence avoué par l'auteur dans une conférence intéressante disponible sur actu-SF ) qui rend ce bouquin absolument unique et incontournable.

Bref, ceci n'est pas une critique de la critique, mais plutôt un complément. Sinon, bravo pour le travail, continuez comme ça !

Salvek a dit…

Cher Philomore, devant une argumentation aussi habile et bien amenée, je ne peux que m'incliner!
Plus le temps passe, plus je considère que je suis passé un peu vite sur ce livre décidément bien différent.
Qui sait ? Sans forcément retourner ma veste, une nouvelle lecture me fera peut-être rejoindre le camp des admirateurs tel l'enthousiaste Damousse.
Mais j'ai été néanmoins heureux que cette vidéo ait amené un aussi passionnant débat sur les tenants et aboutissement d'une littérature que nous aimons tous.
En tout cas, merci pour ce cours et de ton soutien.
Promis, on en reparlera.

joel a dit…

Que de commentaires pour ce roman, que je trouve formidable, et pourtant je ne s en suis qu a la page 190, j ai aussi deja lu Janua Vera, qui promettait beaucoup pour la suite et je ne me suis pas trompe. Page 190 environ: Benvenuto croque la vie a belles dents, et je me regale de trouver a chaque fois du temps pour continuer a lire ses aventures....
Je me languis vraiment de continuer a chaque fois que j en ai le temps, j en fais meme un resume a mon fils de 10 ans avant qu il aille se coucher et avant hier il m a meme demande de lui lire un passage. Il s agissait des premieres pages, j ai quand meme prefere traduire certains mots pour ne pas freiner son interet comme :
Janissaires remplace par guerriers d elite, tillac remplace par pont du bateau, cimeterre par epee, et j en passe.....
Il a adore, et j ai du lui lire un autre passage, je n en dirai pas plus pour ne pas gacher le plaisir a d autres personnes qui voudraient decouvrir ce qui est pour moi un chef d oeuvre, avec un style tres particulier. Mon fiston a voulu s emparer du livre, mais j ai du le freiner en lui demandant de finir "l ile au tresor" de Stevenson d abord, puis quand il aurait plus de vocabulaire. "Gagner la guerre" est vraiment en pointe par rapport a presque tout ce qui se fait.... je ne mettrai en equivalent qu Alain Damasio ( decidement je ne suis pas le seul a le penser ici)avec "La horde du contrevent". 2 livres qui tronent dans ma bibliotheque d egal a egal aux cotes de tous mes Tolkien, c est a dire bien mis en avant parmi tous mes autres livres.
A bientot...

joel a dit…

Comme l ecrit Philomore: Au contraire, c'est l'influence multiple de l'histoire ( et d'une période fascinante comme la renaissance ), du jeu de rôle, de la fantasy classique, mais aussi d'auteurs comme Gracq ou Giono ( influence avoué par l'auteur dans une conférence intéressante disponible sur actu-SF ) qui rend ce bouquin absolument unique et incontournable.
Je mets ici le lien qui est l excellent complement a la genese de "Gagner la guerre"
http://www.actusf.com/spip/article-7871.html
Ce lien devrait vous plaire a vous tous ( sauf a Salvek bien sur !) Environ 45 min de bonheur, incontournable !
Je viens d en reprendre la lecture apres un crochet vers mes vieux Moorcock, et la partie de Bourg-Preux est vraiment excellente, d habitude chez d autres auteurs j aurai zappe cette partie, mais Jaworski a du style et il m a scotche au livre !

Anonyme a dit…

J'avoue avoir hésité avant de me procurer ce roman. En fait, c'est grâce à ta critique que je me suis décidé! Franchement, ta critique donne vraiment envie de découvrir ce roman!

Loup, y es-tu ? a dit…

Un coup de coeur.
Malgré parfois quelques passages plus mous, un style qui en fait un peu trop quelques fois (mais rarement), quelques rebondissements prévisibles, et un peu trop de noms si bien qu'à la fin on finit un peu par s'y perdre, le bouquin reste juste excellent !
Le style est prodigieux, les personnages sont sacrément bien écrits, la verve de Don Benvenuto est raffraîchissante dans ce monde pourri, les descriptions marchent à tous les coups, les éléments de pure fantasy (la magie, les nains et elfes...) sont incroyablement bien ammenés par petites touches (qui ont fait mouche à chaque fois pour moi), les scènes d'action sont vivantes et immersives...

Un remarquable moment de lecture !

Comme quoi, on ne peut pas toujours être d'accord ;)

J'espère que tu as passé de bonnes fêtes. Porte-toi bien.

Anonyme a dit…

C'est plus qu'un livre c'est un chef d'oeuvre !

Anonyme a dit…

Non franchement on ne peut pas être d'accord , il est certain que tu as pas lu le livre en entier ! C'est pas du tout un roman historique , il y a beaucoup trop de magie ésotérique avec des passages hallucinants (Ex quand Benvenuto quitte la cité).

La religion c'est franchement pas un livre si bon que ça , c'est sympa, très bien écris. Mais bon, il y aucun suspens , c'est lent, le scénario qui suis le siège est assez grotesque surtout sur la fin d'ailleurs!

Mais c'est vrai que les deux œuvres se ressemblent beaucoup: la lenteur , le même nombre de pages, la violence et surtout la "noirceur" qui en ressort. D'ailleurs c'est bien plus fort dans La Religion mais sans le souffle épique ... Et justement car c'est historique, l'auteur retranscrit parfaitement le ridicule de ce siège, le fanatisme religieux , ect ...

Foenidis Foe a dit…

« Lâchez les démons de la fantasy, lâchez vos démons de jeux de rôle,mettez vous à la vraie littérature .../... se limiter à un univers imaginaire... »

o_O

Mais, mais, c'est quoi cet abominable, cet effroyable, cet affrominable a priori envers les littératures de l'imaginaire ?!

Pourquoi abaisser un auteur, son histoire juste sur le fait que son récit est imaginaire et non pas fondé sur l'histoire avec un grand H ?

Je ne comprends pas qu'on puisse dire que "Gagner la guerre", par exemple, aurait pu être meilleur placé dans un contexte strictement historique !

Les auteurs qui écrivent de la fantasy ne le font pas faute de pouvoir faire mieux... que non !

Ils le font parce que c'est l'univers qui emporte leur plume aussi bien que leur imagination... que c'est ce qu'ils ont ENVIE d'écrire, ça n'a rien à voir avec un "faute de pouvoir faire mieux".

Pourquoi le bon style devrait-il être réservé à la littérature blanche, au roman historique ?

Ça n'a tout simplement pas de sens.

Un bon livre, c'est une bonne histoire avec de bons personnages ; un bon auteur, c'est quelqu'un qui écrit de belle façon une bonne histoire, qui narre avec efficacité la vie, la mort, l'amour et tout ce qui va avec... peu importe le genre, la morale ou l'immoralité sont universels, la réflexion et les enseignements aussi... quant au plaisir...

Et entendre ça de la bouche d'un partisan de la littérature fantasy... ça fait mal, quand même.
On n'est pas sortis de l'auberge, comme dirait l'autre ! T_T